Un jardin sans prétention

Ceci n’est pas un jardin sans prétention. Du fond de ses 7000 m2 de verdure flamboyante, on est loin des surfaces agricoles du Souss qui se comptent en millieurs d’hectares. Pourtant, ce sont des dizaines de cagettes remplies de légumes qui accueillent le visiteur de prime abord. Salades, basilic, radis, betteraves dont les senteurs subtiles s’échappent en cette fin de matinée ; tous s’entassent à l’entrée du jardin en attendant d’être distribués. Pendant que l’œil du visiteur continue sa balade, il découvre ce qui est produit ici, des charrettes défilent et viennent augmenter le nombre des cagettes. Ce sont les paysans des alentours, convertis à l’agro-écologie, qui apportent leur production hebdomadaire. Parce que les 7000 m2 sont en fait 13 Ha que cultivent une quinzaine de producteurs indépendants que le centre de formation Terre et Humanisme a accompagné et soutenu.

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Quand le peuple réclame son droit…

Soulèvement d’un village. Production de riz. Invasion de moustiques et chômage. Répression policière disproportionnée. Jeunes en fuite dans un maquis.

Ce sont ces informations de l’article de Souad Guennoun, membre d’Attac Maroc, qui nous amène à prendre la route vers Chlihat, entre Larache et Ksar El Kebir. Contrairement à ce que nous avons pu observer lors de nos précédentes « balades de campagne », la route est en excellent état : c’est ce qu’il faut pour acheminer la production de “Ribera del arroz”, une société agricole qui produit 60% de la consommation nationale de riz et qui vend également sur le marché international. Nous traversons la forêt d’eucalyptus où se trouvent encore réfugiés quelques jeunes du « douar » (le village en arabe dialectal).

Devant la mosquée de Chlihat (source: Souad Gennoun)

Arrivée dans le village. Nous faisons un premier arrêt  à la mosquée pour retrouver les personnes qui nous accueillent. Aujourd’hui vendredi, c’est le jour de la « jamaa », de la prière, et la mosquée  se transforme en peu de temps en lieu de rassemblement. Après quelques salutations, nous repartons vers l’épicerie du village où nous retrouvons Salim. Les deux pieds nus dans la terre et une pelle à la main, il finit de déblayer l’entrée de son épicerie saccagée la semaine passée. Plusieurs jeunes hommes sont réunis autour de lui, le silence est de mise et les regards scrutent le sol. Ils improvisent un salon et nous font asseoir. Nous faisons connaissance autour d’un verre de Fanta et de quelques banalités. Salim nous rejoint. Il commence à nous raconter son histoire à peine l’installation faite.
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Halal ou haram, tri culturel entre tradition et progressisme

Dans un pays où l’effigie de la Vache qui Rit fait de la concurrence à la typographie arabisée de Coca Cola et où aller manger à Mc Donald’s est un signe extérieur de richesse, de valorisation sociale, il est difficile d’imaginer ce à quoi ressemblerait la démocratie “à la marocaine”… Si l’on s’entend sur le fait qu’une démocratie est un fonctionnement politique dans lequel les orientations et les décisions qui en découlent appartiennent au peuple, quels pourraient donc être les choix de ce peuple qui regarde vers l’Occident économiquement et vers l’Orient culturellement ? Et si l’on considère que, plus que jamais au cours de son Histoire, la démocratie est aux portes du Maroc, de quelle démocratie les citoyens de ce pays veulent-ils ? Quels sont les rêves et les modes de vie des jeunes, dont les moins de 27 ans composent la moitié de la population ?

Manifestation du 20 Février le 24 juin 2012 à Rabat

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Souss tomates

La mer de taxis à Inezgane

Nous sommes dans le Souss, au sud du Maroc. Casablanca est à 5 heures de route au nord, Marrakech à 4 heures au nord-est. Bienvenue à Agadir ! Ville touristique avec ses plages de sable fin, ses haras royaux et ses golfs. C’est d’ailleurs ce que notre chauffeur de taxi s’empresse de nous vendre, dans un français qu’il préfère à l’arabe du fait de ses origines berbères. Il présente sa région avec une naïveté dangereuse, assurant que la région ne manque pas d’eau. Il ne pleut pourtant que 20 mm par mois en moyenne et les cours d’eau que nous traversons, en ce mois de juin, sont totalement à sec.

La ville s’étend sur plusieurs kilomètres en raison du développement économique de la région ces vingt dernières années. Sur la route de la plaine, les camions débordant de légumes (navets, betteraves, carottes) se croisent sans cesse et des murs barrent l’horizon. Tantôt apparaissent des serres, tantôt leur squelette métallique habillé de lambeaux de plastique.

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Festival de Fès, Maroc : Une âme pour la mondialisation ?

Le Festival de Fès avec le soutien de l'Ambassade de France au Maroc

Du 9 au 13 juin s’est tenu le forum “Une âme pour la mondialisation” en lien avec le Festival international des musiques sacrées de Fès, au Maroc. Le forum avait pour objectif d’interroger les sphères politiques et économiques à travers le prisme de la spiritualité. Il s’agissait, selon les termes des organisateurs, de “réenchanter le monde”. Rappelons tout de même que Fès est la capitale spirituelle et culturelle du Maroc et que les islamistes du PJD (Parti de la Justice et du Développement), à la tête du gouvernement élu depuis quelques semaines, mènent une politique de réformes libérales teintées de morale religieuse.
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Le Peuple veut la fin du Système !

Liberté, dignité, égalité sociale : c’est au rythme de ce slogan que s’élève la colère populaire contre le Maghzen, “le Système”. C’est ce slogan qui a fait se rassembler des centaines de milliers de personnes au printemps 2011 dans des centaines de villes marocaines, qui a fait peur au Roi jusqu’à lui faire dire qu’il avait “entendu la rue” ; celui pour lequel plusieurs personnes ont purgé et purgent encore des peines de prison. La démocratie vit à travers lui parce que le peuple l’incarne.

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Ils pourront couper toutes les fleurs, ils ne pourront pas empêcher l’arrivée du printemps.

Le bateau prend l’eau. Ce n’est pas un scoop mais depuis peu, les peuples savent que le monde que leur ont créé leurs dirigeants n’est pas fiable. Ni même viable. Car en effet, il ne s’agit plus de fiabilité quand l’Etat ne garantit plus les moyens de subsistance dont il avait la charge: santé, retraite, emploi, éducation, alimentation, etc. En Grèce, la non viabilité du système est flagrante, elle saute aux yeux… et aux oreilles.

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